Vive la différence !


Vive la différence !

Au début du siècle dernier, des femmes grandes et courageuses commencèrent une lutte revendicative, qui donna naissance au mouvement de libération de la femme. Ce dernier connut son apogée avec la publication du « Manifeste féministe[1] », déclarant :

  • Que le sexisme est un système injuste instauré par les hommes.
  •      Que ce sont les hommes qui ont assigné à la femme, arbitrairement, le rôle de maitresse de maison, de mère de famille, de nourrice et de simple objet de plaisir pour l’homme.
  •      Que l’homme s’est attribué le rôle prédominant dans le gouvernement, l’industrie, la science et les arts.
  •      Que ce système injuste a généré une mentalité sociale qui réduit la femme à la condition de simple esclave de l’homme.

Le mouvement de libération de la femme continue de lutter pour renverser ce système injuste, afin d’émanciper la femme et de lui garantir les droits qui lui ont été refusés au cours de l’histoire

Autrefois, on appliquait une morale sociale et sexuelle spécifique à l’homme et une autre bien différente à la femme.

Ce qui, chez un homme, était tolérable et même digne dune certaine admiration était considéré comme totalement inadmissible chez une femme.

On considérait comme une chose normale le fait qu’un jeune homme soit impliqué dans une aventure sexuelle. Une femme qui vivait la même chose était une « pervertie », objet du mépris de tous, condamnée à expier sa faute dans le sang et les larmes de tous les jours de sa vie.

Le mouvement de libération féministe veut délivrer les femmes de cet esclavage. Et le fruit de ces conquêtes, dans ce domaine, est en cours de maturation. Il a commencé par s’appeler « amour libre », mais aujourd’hui on parle plutôt de « liberté sexuelle ».

Pourquoi la femme doit-elle vouloir être comme l’homme, si tout proclame qu’ils sont différents ?

Différents. Pas inférieurs ni supérieurs.

Le prix Nobel de la médecine et philosophie, Alexis Carrel, a dit :

« Les différences qui existent entre l’homme et la femme ne sont pas dues simplement à la forme particulière des organes génitaux, à la présence de l’utérus […] Elles viennent d’une cause très profonde, l’imprégnation de l’organisme tout entier par des substances chimiques, produits des glandes sexuelles. C’est l’ignorance de ces faits fondamentaux qui a conduit les promoteurs du féminisme à l’idée que les deux sexes peuvent avoir la même éducation, les mêmes occupations, les mêmes pouvoirs, les mêmes responsabilités. En réalité, la femme est profondément différente de l’homme. Chacune des cellules de son corps porte la marque de son sexe. [..] Les femmes doivent développer leurs aptitudes dans la direction de leur propre nature, sans chercher à imiter les males. Leur rôle dans le progrès de la civilisation est plus élevé que celui des hommes. Il ne faut pas qu’elles abandonnent[2] ».

Il est prouvé que le cerveau d’une femme est différent de celui d’un homme. Et cette différence est terminée par le caractère sexuel, qui n’est imprimé génétiquement dans les chromosomes de chacune de nos cellules.

L’homme voit, sent et perçoit les odeurs différemment de la femme. Garde cela à l’esprit quand tu regardes une rose avec ton (ta) fiancé (é). Vous ne verrez pas la même chose. Vous ne sentirez pas la même chose. Vous ne toucherez pas la même chose.

La femme représente les valeurs de la vie. L’homme représente l’abstraction, la mécanique. La femme représente la chaleur humaine, la tendresse, la proximité.

La femme ne s’élève pas en devenant légale de l’homme. Tous deux descendent de leur situation élevée pour se rencontrer sur un terrain commun.

Le mouvement féministe exige que la femme jouisse d’une pleine égalité :

  •          Dans la famille et la société,
  •  Pour accéder à l’éducation, au développement personnel et à la recherche du bonheur,
  •       Dans les salaires,
  •       Devant la loi,
  • Et que ce soit reconnu le droit de la femme à être libre et à rechercher dans la liberté sa pleine condition humaine.

Certes, tous les hommes de bien soutiennent ces justes aspirations.

 

 


 

Pierre E. GEDEON,

Psychologue-psychothérapeute,

Certifié en développement des compétences relationnelles.

© Mars 2021

 



[1] Lucy Komisar, Un manifeste féministe, Reader’s Digest, aout 1971, p.105

[2] Alexis Carrel, L’homme, cet inconnu, Librairie Plon, 1935, p.137

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