Tous les enfants ont des droits.

Tous les enfants ont des droits.

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 définit de manière plus précise le terme « enfant » :
« […] tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ».

L'enfance, c'est la meilleure période de la vie. On se prend pas la tête, on ne se soucie pas du regard des autres, on se fout des problèmes dans le monde,du moment qu'ils ne détruisent pas le nôtre.

L'enfance, c'est l'innocence, la joie, la VIE. On est avec ceux qu'on aime et on pense qu'ils ne vont jamais nous quitter. On ne bosse pas, on passe notre journée à jouer avec nos jouets et à rigoler comme des fous.


La période de l'enfance est proportionnellement plus longue chez l'homme que dans les autres espèces animales. L'immaturité de l'enfant humain en fait un être fragile, incapable de survivre par ses propres moyens. Néanmoins, elle est à l'origine d'une grande plasticité qui permet de s'adapter à des changements de milieu et d'en acquérir le contrôle.
L'enfant est dépendant des adultes, ce qui permet le développement de relations interindividuelles fortes et durables et une transmission privilégiée des connaissances acquises par les générations précédentes et de la culture sous tous ses aspects (les croyances, le code moral, les bonnes manières, l'expression artistique, etc...). Par conséquent, pour Michel Hurting, l'enfance « s'inscrit dans un contexte social, technique et démographique, et dans les variations historiques de ce contexte ». Les statuts spécifiques des enfants, les rôles qui leur sont attribués, les attentes, les sollicitations, les apports, les aides, les interdictions dont ils sont l'objet, qui modèlent leur existence journalière, sont déterminés conjointement par l'immaturité biologique et des interprétations socio-historiques.

L'histoire de l'enfance
L'idée d'une spécificité de l'enfance ne date que de la Renaissance et se développe avec celle d'éducation. La partition de l'enfance en âges de l'enfance, comme on parle d'âges de la vie, se fait sur les modalités éducatives plus que sur des étapes maturatives. En effet, pendant longtemps, la petite enfance (de 0 à 3 ans) a été caractérisée par la dépendance de l'enfant à sa mère. Mais le développement d'autres types de prise en charge des tout-petits, pendant que les mères travaillent, tend à effacer la limite entre la première enfance et l'âge préscolaire, et à faire utiliser des critères plus psychologiques tels que la locomotion autonome, qui donne une certaine indépendance physique, ou encore la distinction entre moi et les autres, marquée par la crise d'opposition.

La considération de l'enfance à travers le monde
L'âge de raison, caractérisé par l'accession au raisonnement opératoire, marque le début de la scolarisation obligatoire dans la plupart des cultures. On peut voir dans la Déclaration des droits de l'enfant, adoptée en 1959 par l'Assemblée générale des Nations unies, la reconnaissance officielle de la spécificité de l'enfance, dont le statut particulier justifierait des droits particuliers. Mais la grande diversité de la condition enfantine à travers le monde montre bien combien les principes ne suffisent pas à guider les institutions. Si, dans le monde occidental, la scolarité obligatoire s'est allongée, si les différences dans le traitement éducatif des filles et des garçons se sont estompées, ce n'est pas le cas dans d'autres cultures, où les rôles de l'homme et de la femme sont bien différenciés et fixés dès la fin de la première enfance, où bien des enfants sont peu ou pas scolarisés et participent très tôt aux activités, voire aux responsabilités des adultes.


C'est en effet le 20 novembre 1959 que fut publiée la première "Déclaration des Droits de l'Enfant" par les Nations Unies et qui contient 10 droits fondamentaux.

1. Le droit à l’égalité, sans distinction de race, de religion ou de nationalité.

2. Le droit à une attention particulière pour son développement physique, mental et social.

3. Le droit à un nom et à une nationalité.

4. Le droit à une alimentation, à un logement et à des soins médicaux appropriés.

5. Le droit à une éducation et à des soins spéciaux quand il est handicapé mentalement ou physiquement.

6. Le droit à la compréhension et à l’amour des parents et de la Société.

7. Le droit à l’éducation gratuite et aux activités récréatives.

8. Le droit aux secours prioritaires en toutes circonstances.

9. Le droit à une protection contre toute forme de cruauté, de négligence et d’exploitation.

10. Le droit à la formation dans un esprit de solidarité, de compréhension, d’amitié et de justice entre les peuples.


Les droits de l’enfant sont des droits humains spécifiquement adaptés à l’enfant car ils tiennent compte de sa fragilité, de ses spécificités et des besoins propres à son âge.

Les droits de l’enfant tiennent compte de la nécessité de développement de l’enfant.  Les enfants ont donc le droit de vivre et de se développer convenablement tant sur le point  physique qu’intellectuel.

Les droits de l’enfant prévoient ainsi de satisfaire les besoins essentiels au bon développement de l’enfant, tels que l’accès à une alimentation appropriée, aux soins nécessaires, à l’éducation, etc.

Les droits de l’enfant prennent en considération le caractère vulnérable de l’enfant. Ils impliquent la nécessité de leur apporter un cadre protecteur. Il s’agit d’une part, d’accorder une assistance particulière aux enfants, et, d’autre part, une protection adaptée à leur âge et à leur degré de maturité.

                                               
                                                      Pierre E. GEDEON
                                                ©Novembre 2019

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