Non à la violence faite aux filles et aux femmes!
La violence a des effets négatifs sur le bien-être général des femmes et les empêche de participer pleinement à la vie sociale.
La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux. Ses conséquences sur la santé physique, sexuelle et mentale des femmes et des filles sont multiples ; elles peuvent être immédiates ou de long terme, et incluent la mort.
La violence à l’égard des femmes est l’une des formes de violation les plus systématiques et les plus répandues des droits de l’homme. Elle est ancrée dans des structures sociales sexistes plutôt que dans des actes individuels et isolés; cette violence touche toutes les femmes, indépendamment de leur âge, statut socio-économique, niveau d’éducation et région du monde; elle se manifeste dans toutes les sociétés et constitue un obstacle majeur à l’élimination des inégalités entre les sexes et de la discrimination à l’égard des femmes dans le monde. (Assemblée générale de l’ONU 2006).
Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes comme “tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvoir causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée.” (Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes, Résolution 48/104 de l’Assemblée générale de l’ONU).
La violence faite aux femmes et aux filles ne comprend pas uniquement les insultes ou les coups, elle signifie également des droits dénigrés, des opportunités limitées et des voix réduites au silence.
Les violences peuvent être présentes aux différents âges de la vie d’une fille et d’une femme. C’est ce qu’on nomme le continuum des violences et qui invite à lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes dans toutes les sphères de la vie, sous toutes leurs formes et à tous les âges.
Les violences psychologiques
Sont des violences insidieuses, permanentes qui causent des dégâts émotionnels importants, diminuent l’estime de soi et peuvent plonger la victime en état dépressif voire suicidaire. Il s’agit de violences asymétriques où l’agresseur estime que son comportement est justifié par l’incompétence ou le comportement (réel ou supposé) de sa compagne. La jalousie, le contrôle des déplacements en font partie. Ces méthodes entraînent un transfert de responsabilité sur la victime qui finit par se croire responsable du déclenchement des violences. L’isolement progressif de la victime augmente sa fragilité face aux violences psychologiques.
« La violence psychologique peut aussi exister séparément ou n’être qu’un préalable à la violence physique. C’est une violence faite d’attitudes ou de propos humiliants, dénigrants, méprisants, de menaces ou de chantage. Cette violence insidieuse se poursuit sur une période souvent très longue. »
Les violences verbales
Sont utilisées par l’agresseur pour contrôler, déstabiliser, humilier et détruire sa conjointe. Les mots expriment des reproches, critiques, humiliations, menaces envers la femme et/ou les enfants… Quel que soit le ton utilisé, l’agresseur cherche à effrayer, mettre mal à l’aise sa victime : cris, ton brusque, silences, insultes, interruption de l’autre quand elle s’exprime, reproches à l’autre de parler.
Les violences physiques
Sont les plus repérables car elles peuvent laisser des traces visibles. Elles correspondent à toute action qui met en danger l’intégrité physique ou la santé corporelle de la victime.
« Les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d’injures, de menaces, de pression, de négation de la victime en tant que personne respectable et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés.»
Les violences sexuelles
Ce sont des violences physiques et psychologiques peu exprimées car elles restent taboues.
« C’est la forme de violence dont les femmes ont le plus de mal à parler et pourtant elle est très souvent présente. La violence sexuelle comprend un spectre très large allant du harcèlement sexuel à l’exploitation sexuelle, en passant par le viol conjugal. Ce peut être obliger quelqu’un à des activités sexuelles dangereuses ou dégradantes, à des mises en scène déplaisantes, mais le plus souvent il s’agit simplement d’obliger une personne à une relation sexuelle non désirée, soit par la suggestion (tu es bien pudibonde !), soit par la menace».
En Haïti, plus d’une femme sur trois déclare avoir subi des violences de la part de son partenaire, époux, mari ou fiancé. 29% de femmes en âge de procréer ont subi des violences physiques ; dans 45% des cas de la part de leur partenaire intime. 34% de femmes en couple sont survivantes de violences conjugales, et dans 37% des cas, ces violences génèrent des blessures graves. 12% de femmes haïtiennes ont déjà subi des violences sexuelles dont environ un quart sont des filles âgées de 15-17 ans. 31% des femmes aussi subissent ou sont exposées à plusieurs types de violences et pressions psychologiques telles que la jalousie excessive, la limitation de contact avec l’extérieur ou la famille ou le contrôle strict des déplacements, avec comme ultime objectif d’exercer un contrôle sur elles. (PNUD, Rapport 2020).
Au-delà des actions de prévention et de lutte contre les multiples formes de violences domestiques mises en place par les pouvoirs publics, seule une « révolution culturelle » des attitudes et des comportements permettra de venir à bout de ces pratiques dégradantes et destructives, physiquement et psychologiquement…
La violence doit être stoppée!
✔Elle aime qu'on lui apprécie à sa juste valeur parce que:
°Elle n'est pas inférieure par rapport à l'homme.
°Elle est une créature merveilleuse.
°Elle est le vis-à-vis de l'homme.
"La femme représente la chaleur humaine, la tendresse, la proximité. L'homme représente l'abstraction, la mécanique." (G.Thibon)
"Nous ne sommes ni homme ni femme, déclare Katherine Mansfield, nous sommes un condensé des deux. [...]."(José María Cabodevilla).
Pour que l'homme et la femme atteignent leur plénitude harmonieuse, ils ont besoin l'un de l' autre.
Donc, conformément à l'ordre de la Création, l'homme et la femme vivent une relation adéquate lorsqu'ils s'acceptent l'un et l'autre comme des égaux et considèrent leurs différences comme réciproquement complémentaires.
Non à la violence faite aux filles et aux femmes!
Pierre E. GEDEON.
©Novembre 2019

Très beau texte.
RépondreEffacerJe te conseille de le partager à plus d'un.